Les jeux de la gastronomie et de la négociation : Les enseignements du Congrès de Vienne (1814-1815)

[publication - Lionel Bobot - Gérer et comprendre, n°106, décembre 2011]

La gastronomie française vient d’être inscrite par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, et le projet d’une Cité de la Gastronomie avance à grands pas.

L’histoire de cet art de vivre « à la française » est depuis toujours liée aux pratiques de négociation non seulement diplomatiques, mais également commerciales. Malgré les difficultés économiques, les repas d’affaires restent incontournables pour les entreprises françaises, pour lesquelles ils représentent un investissement stratégique. Or, la négociation comme la gastronomie prennent leur source aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec l’apogée de leur alliance personnifiée par Talleyrand et son chef Carême, lors du Congrès de Vienne (1814-1815).

Cet article a pour objectif, à travers l’étude du cas de l’alliance entre gastronomie et négociation, lors de ce Congrès, d’en faire ressortir certes les atouts pour le manager d’aujourd’hui (émotions, théâtralisation et communication), mais aussi les limites.