Classe numérique : suivre un cours avec Blackboard

[Article initialement publié sur l’intranet de la CCI Paris Île-de-France le 3 nov. 2015
auteur : Sophie Herber - Direction de la communication CCI Paris Île-de-France]

Connaissez-vous le principe des classes numériques ? Ces classes où un professeur donne son cours par écrans d’ordinateur interposés à ses étudiants, le tout en direct et de la manière la plus interactive qui soit ? Novancia Business School Paris utilise ce procédé via Blackboard, une interface en ligne dédiée à l’enseignement à distance. Pour comprendre comment Blackboard fonctionne, nous sommes allés suivre un cours à Novancia aux côtés de Maxime Jore, assis seul derrière son ordinateur sans sa classe, avant de nous rendre chez un de ses étudiants.


Vendredi 9 octobre, 9h15, le hall de Novancia Business School Paris ressemble à une ruche. En ce dernier jour de la semaine, les élèves sont sur le point de démarrer leurs cours. Au deuxième étage, nous trouvons la porte du bureau de Maxime Jore ouverte. Cet enseignant-chercheur, responsable du pôle d’innovation numérique, s’apprête à donner un cours sur le thème « Travailler en équipe ».

Maxime Jore ouverte,enseignant-chercheur, responsable du pôle d’innovation numérique de Novancia
Maxime Jore,
responsable du pôle d’innovation numérique
Crédit photo  : Charlotte Deregnieaux

Il reste quinze minutes avant le début de la séance… Maxime Jore vérifie les écouteurs, le micro, la webcam et met le téléphone sur répondeur. « Je me connecte environ 30 minutes avant pour répondre aux éventuelles questions des élèves et pour m’assurer que tout fonctionne bien  ».

Ce matin-là, pour les 24 élèves en Master 1, pas besoin de prendre les transports en commun, il leur suffit d’allumer l’ordinateur et de se connecter sur Blackboard. « Lors d’un cours sur Blackboard, l’attention des élèves est davantage sollicitée, d’autant plus que je leur demande d’être actif. C’est pourquoi je préfère faire des cours plus courts, celui-ci va par exemple durer 1h30 », explique le professeur.

Pour l’occasion, la classe a également été divisée en deux groupes de 12 personnes, le premier groupe ayant cours à 9h30, le second à 11 heures. Ainsi, Maxime Jore peut suivre au mieux chaque élève comme il aurait pu le faire dans une salle de classe de Novancia. Autre différence entre un cours en présentiel et une classe numérique : « Les élèves les plus dissipés en présentiel sont souvent plus attentifs, plus concentrés, en distanciel  ». 

Blackboard

La « Rolls » de l’enseignement à distance.

Au préalable, Maxime Jore nous présente Blackboard : « Vous allez voir, c’est vraiment une Rolls ». Effectivement, cette plateforme en ligne offre de multiples fonctionnalités.

Outre le fait de voir leur professeur à l’écran, les élèves peuvent aussi répondre à ses questions grâce aux boutons « oui/non » ou en cliquant sur le bouton « lever la main ». « Quand ils lèvent la main, je vois celui qui a été le premier à le faire. Je peux alors lui donner la parole en activant le micro ». Les élèves peuvent aussi poser des questions, ou émettre des commentaires via le fil de discussion en ligne.

Le professeur a, quant à lui, la possibilité de mettre en place une fiche de présence pour vérifier si les étudiants se sont bien connectés pour suivre le cours. Il peut télécharger des documents, soumettre des quizz ou des sondages auxquels les élèves répondent et dont les résultats s’affichent en quelques secondes ou encore enregistrer le cours dont vous pouvez voir un extrait ci-dessous... 

À 9h30 le cours commence…

Assis derrière son bureau, casque sur les oreilles, Maxime Jore attend que les étudiants se connectent sur Blackboard. À chaque fois qu’un élève arrive sur la plateforme web, une fenêtre s’ouvre pour indiquer sa présence. Dix minutes plus tard, ils sont une dizaine derrière leur écran à attendre le début du cours en ligne.

Blackboard côté enseignant
Crédit photo  : David Delaporte / CCI Paris Île-de-France

« Nous allons commencer, tout le monde m’entend ?  », demande le professeur. Depuis chez eux, les élèves cliquent sur le bouton « oui » tandis que les autres répondent via le tchat.

Après une présentation du déroulé du cours, Maxime Jore propose à ses élèves de faire un exercice. «  Je vous laisse 15 minutes pour trouver une image qui, selon vous, illustre l’esprit d’équipe  », explique-t-il.

Pour ce faire, il transfère les élèves d’un espace virtuel commun dans trois espaces virtuels distincts – autrement appelés « salles virtuelles » – où ces derniers peuvent échanger comme s’ils étaient autour d’une même table mais n’entendent et ne voient pas ce que font les autres dans les autres salles virtuelles.
« En revanche, je peux passer d’une salle virtuelle à l’autre pour voir et entendre ce qu’ils font comme je pourrai le faire si nous étions dans la même pièce  », indique Maxime Jore. 

Chaque groupe dispose d’une feuille blanche, de type Word, sur laquelle les étudiants – comme sur unpaperboard – notent leurs idées, copient-collent des images, etc.

Avant de les laisser travailler, toujours assis derrière son bureau, Maxime Jore active tous les micros pour que les étudiants puissent parler entre eux. Chacun peut ainsi interagir par voie audio – en cliquant sur le bouton « micro » à chaque fois qu’il souhaite intervenir… ce qui suppose de ne pas tous parler en même temps – ou, à défaut, de s’exprimer avec le tchat. Quinze minutes plus tard et par un simple clic, le professeur retransfère tous les élèves – jusqu’alors répartis dans trois espaces virtuels distincts – dans un espace virtuel commun. « À présent, nous allons revenir sur le travail de chaque groupe ».

Cela n’a peut-être l’air de rien mais pour avoir vu Maxime Jore, derrière son écran, activer et désactiver les micros, donner les consignes, répartir les élèves dans les salles, voir qui appuie sur le bouton « lever la main », répondre aux questions posées sur le tchat… on vous assure que faire classe en ligne, ce n’est pas de tout repos ! 

Pour la deuxième session, celle de 11 heures…

Mous nous rendons chez Donatien Rolland, un des étudiants en Master 1.

Nous le trouvons confortablement assis dans son salon, devant son ordinateur portable, en train de prendre son café.

Pour lui, mis à part quelques légers problèmes techniques liés à la connexion ou au réglage du micro, la classe numérique revêt un réel intérêt : « Comme le cours est enregistré cela nous permet de le revoir pour réviser les partiels et de revenir sur les points que nous n’avons pas bien compris. La classe numérique rompt un peu la routine, c’est aussi assez ludique ».

Et puis, il y a le fait de pouvoir se réveiller plus tard et de rester chez soi, un avantage non négligeable surtout pour les étudiants qui habitent loin de l’école. 

De notre côté, une fois le cours terminé et l’ordinateur éteint, on a vraiment le sentiment d’avoir vécu une expérience innovante et intéressante – avec Blackboard certains professeurs peuvent, par exemple, faire cours depuis l’étranger ou depuis leur domicile.

Blackboard côté étudiant
Crédit photo  : David Delaporte / CCI Paris Île-de-France

Cependant, il n’en reste pas moins que cet outil aussi novateur soit-il, nécessite un temps d’apprentissage pour les enseignants comme pour les étudiants… et ne remplace évidemment pas le contact direct entre le professeur et ses étudiants.

Quoi qu’il en soit, la révolution numérique est en marche à Novancia Business School Paris.